NOS ACTUALITÉS

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Congrès AMALF 2018

Radiofréquences, médicaments, métaux lourds, nanoparticules, pesticides, Bisphénol A

et autres…

  • Quels sont leurs effets véritables sur notre santé ?
  • Comment se protéger?
  • Comment devenir acteur auprès de nos proches, de nos patients?

Durant ce congrès nous nous pencherons sur les perturbateurs endocriniens et leurs effets sur notre corps et sur l’environnement.

L’enjeu est vaste mais passionnant !

Nos deux invités cette année sont les experts :

  • André PICOT et Jean-François NARBONNE, tous deux animant l’Association Toxicologie-Chimie (ATC)

Vous trouverez le flyer du congrès en cliquant ici.
Vous trouverez le bulletin d'inscription en cliquant ici


Nous espérons vous voir nombreux. A bientôt !  

L'ATC vous propose un programme sur la thématique "Nanoparticules".

2 jours de formations, pour tout savoir sur les usages, les bénéfices, les risques toxiques et la prévention des nanoparticules.

Cette formation peut être réalisée en intra-entreprise, sur Paris ou sur Bordeaux.

Contactez-nous pour un devis : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Rares sont les français qui n’ont pas entendu parler du Lévothyrox, surtout depuis mars 2017, date de son changement de formulation.


Il est vrai qu’il y a actuellement plus de 3 millions de patients qui sont sous traitement par cette hormone de synthèse.
Elle est naturellement secrétée par la Thyroïde, glande située à la base du cou et que beaucoup surveillent avec attention, guettant tout changement de taille.
En effet, fin mars 2017 le gouvernement français, inquiet de l’instabilité dans le temps du Lévothyrox, médicament de la firme Merck-Cerano, a demandé au laboratoire allemand de modifier sa formulation.


Quelques mois après sa mise à disposition des patients, de nombreux signalements d’effets indésirables sont recensés par l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM). Actuellement, plus de 15 000 déclarations d’effets indésirables ont été enregistrées… chiffre loin d’être négligeable et qui continue d’augmenter.

Avec le Docteur Thierry Frémiot, l’un de nos membres actifs de l’ATC et Jean Ducret, physicochimiste, élément essentiel de l’ATC pour la réalisation de nos dossiers scientifiques, nous vous proposons, ce premier document.

Si vous n’êtes pas familier avec l’anatomie et la physiologie, les deux premiers chapitres vous feront découvrir la glande Thyroïde et ses moyens de communication, les Hormones thyroïdiennes. Tranquillisez-vous, il n’est pas indispensable d’être un chimiste ou un biologiste confirmé.

Grâce au troisième chapitre, nous espérons que vous y trouverez certaines réponses à vos interrogations et, pour certains à vos inquiétudes quotidiennes.
Ainsi, pourquoi le changement d’excipient, du Lactose, le Sucre du lait, par du Mannitol, un Polyalcool dérivé d’un autre Sucre, a entraîné chez de nombreux patients tant de désagréments.
Fait étonnant, ces effets indésirables peuvent conduire soit à une hypothyroïdie, soit à une hyperthyroïdie, un sacré mystère !


Quelques conseils utiles :

  • Pour les patients qui ne présentent pas de trouble important, il ne faut rien changer au traitement en cours.
  • Pour les personnes présentant des effets indésirables persistants, surtout ne pas arrêter brusquement le traitement, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques. Consultez votre médecin qui pourra adapter au mieux votre traitement.

À ceux qui le désirent, en devenant des adhérents de l’ATC, ce dont nous vous remercions par avance, nous vous souhaitons une bonne et fructueuse lecture.

À bientôt pour le prochain document, qui va prendre en compte ce qui se passe au-dessus de nos têtes, où l’air dans certains milieux, ne serait pas aussi pur qu’on pourrait l’espérer.

Surtout n’hésitez pas à nous contacter pour donner votre sentiment sur ce premier dossier.

Chers amies et amis à bientôt de vous retrouver.

Paris le 20 janvier 2018
André PICOT
Président de l’ATC.

 

Télécharger le document : Le Lévothyrox

Arsenic alimentation risques dangers bonbons gâteaux

À revoir :un petit documentaire sur le nano dioxyde de titane dans l'alimentation réalisé par le Magazine de la Santé  et diffusé le 26 septembre sur France 5.

Nicole PROUST de l'ATC a été interviewée  sur ce sujet par  une journaliste de l'équipe de Marina Carrère d' Encausse et de Michel Cymes. La vidéo ainsi que l'article correspondant sont visibles à l'adresse suivante :

http://www.allodocteurs.fr/alimentation/aliments/des-nanoparticules-cachees-dans-certains-bonbons-et-gateaux-industriels_23306.html

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Bien s’alimenter pendant un traitement contre le cancer permet de mieux le supporter, de renforcer son immunité et de préserver son moral et sa sociabilité. Marie-Chantal CANIVENC-LAVIER et Emeline LAVIER. vous donnent des astuces à suivre au quotidien, des repères sur les aliments à privilégier et les précautions à prendre pour préserver leurs propriétés nutritionnelles.

Pour plus d'informations : communiqué de presse.

Les suites de l'affaire des œufs contaminés, le professeur Narbonne nous en dit plus :

Oeufs Fipronil Substances Toxiques Alimentation

Comme on pouvait s’y attendre, l’affaire des œufs contaminés par le Fipronil a une suite. Une information donnée le 23 août par les autorités néerlandaises signale que de l’Amitraze avait été utilisé par « l’ami des poulets » (ChickFriend), le prestataire de services incriminé dans l'affaire du Fipronil.

L'Amitraze est une substance de synthèse à activité acaricide et insecticide de la famille des amidines, utilisée pour le traitement du varroa des abeilles sous forme de « lanières » antiparasitaires. L’Amitraze est aussi autorisé sous forme de collier contre les tiques pour les animaux de compagnie. Depuis 2008 ce produit est totalement interdit dans l'Union Européenne en tant qu’agent phytopharmaceutique c'est à dire en traitement sur des plantes. Il est également proscrit en tant que biocide, en vaporisation dans des étables ou dans des poulaillers et n’est autorisé qu’en tant que médicament vétérinaire pour des indications particulières. Ainsi, comme le Fipronil, cette substance ne devrait donc pas se retrouver dans les aliments gras comme le lait ou les œufs (et les produits dérivés), sa présence indiquant une fraude et rendrant l’aliment non conforme.

Du point de vue de la toxicité de l’Amitraze peut être considéré comme le « cousin » du Fipronil car leurs profils toxicologiques présentent des similitudes et des différences notables.

Ce sont deux composés très solubles dans les graisses, ce qui explique leur présence comme résidus dans les graisses animales en cas de traitement. Cependant l’Amitraze est 10 fois plus liposoluble que le Fipronil (Kow de 5,5 et de 4 respectivement). Pour ce qui concerne le mode d’action, l’Amitraze est un agoniste du récepteur adrénergique alpha (bloquant l’action de l’adrénaline) alors que le Fipronil est un inhibiteur du GABA (blocage de la transmission neuronale).

Cela se traduit par une toxicité aigüe différente, celle du Fipronil étant 4 fois supérieure à celle de l’Amitraze (DL50 par voie orale chez le mammifère de 100 et 400 mg.kg respectivement). Cependant la différence de liposolubilité va inverser la différence pour ce qui concerne la toxicité par contact dermique, l’Amitraze étant alors plus toxique que le Fipronil (DL50 de 1600 et de plus de 2000 mg/kg respectivement). En termes de métabolisation et d’excrétion, l’Amitraze est éliminé de l’organisme 7 fois plus rapidement que le fipronil (T1/2 de l’ordre de 24h et d’une semaine respectivement). Cela reste toutefois beaucoup plus rapide que leur ancêtre le DDT dont la demi-vie était de l’ordre de 5 ans. Les effets aigus sont comparables avec des signes neurologiques et cardiovasculaires mais à long terme, si on note aussi des effets hépato et néphrotoxiques, l’Amitraze présente de effets sur les fonctions de reproduction. Ainsi pour l’Amitraze et le Fipronil, les seuils de sécurité aigus sont proches (ARfD de 0,01 et de 0,009 mg/kg respectivement), les seuils de sécurité long terme sont différents (DJA de 0,003 et de 0,0002 mg/kg respectivement). Pour ce qui concerne la LMR dans le lait et les œufs, elle est de 0,01 mg/kg pour l’Amitraze et de 0,005 mg/kg pour le Fipronil.

Sur le plan de la gestion des conséquences de la fraude dénoncée, les mesures sont les mêmes dans les deux cas. Si le scénario est bien celui d’une utilisation en traitement externe (sanitation des locaux ou des cages ou pulvérisation sur les animaux) de produits « dopés » avec les substances interdites (mais combien efficaces), la forte probabilité est de trouver des traces des substances dans les œufs, à des concentrations inférieures ou dépassant de façon limitée les LMRs. Dans ce cas, la présence éventuelle de résidus dans les produits dérivés est inférieure aux seuils de détection. Dans ce scénario, la non-conformité des produits entraine un retrait des lots suspects identifiés avec les outils de traçabilité. La consommation d’aliments suspects n’entraînant pas de risques pour le consommateur, un rappel n’est pas demandé. Cependant, dans le cas du fipronil, les teneurs rapportées par les œufs « Hollandais » allaient de 3 µg/kg à 1,2 mg/kg. Pour l’agence Belge la valeur maximale n’était que de 0,09 mg/kg. Les valeurs correspondantes à la base de la fourchette (de l’ordre du µg ou de quelques dizaines de µg/kg) sont cohérentes avec l’usage frauduleux rapporté par les autorités, ainsi qu’avec les résultats des études expérimentales de transferts réalisées au cours des évaluations règlementaires. Par contre, les valeurs extrêmes supérieures au mg/kg ne peuvent s’expliquer par l’usage frauduleux généralement proposé. Dans ce cas on peut avoir une contamination significative des produits dérivés et un scénario crédible d’usage « criminel » doit alors nous être donné par les autorités en charge des enquêtes.

Interview Acteur Formation Professionnelle Substances Toxiques ATC Association Toxicologie Chimie Paris

Interview de Fabien Foixet un acteur de la gestion du risque chimique

« Je me suis formé sur les substances toxiques pour développer un outil de gestion de produits chimiques » Fabien Foixet, un acteur de la gestion du risque chimique. #ATCParis #Expérience #Témoignage #QuarksSafety

http://bit.ly/2voWx1T

Le point de vue scientifique par Jean-François Narbonne :

(Professeur honoraire de Toxicologie, ancien expert auprès de l’ANSES)


L’affaire dites des « œufs contaminés au fipronil » m’intéresse beaucoup puisque j’ai fait partie du groupe d’experts qui ont évalué les risques posés par l’utilisation de cet insecticide dans le cadre des Agences AFSSA / AFSSE (fusionnées aujourd’hui au sein de l’ANSES). D’autre part j’ai été l'un des experts judiciaires dans un procès relatif à l’exposition des agriculteurs à ce composé par les nuages « bleu » générés par des poussières issues des enrobages de semences au moment des semailles.
L’origine de la « crise »

Oeufs

Extraits du rapport AFSSA/AFSSE 2005 :

Le fipronil est une substance chimique insecticide dont la mise sur le marché est autorisée depuis 1994 pour lutter contre des ravageurs de cultures, les puces d’animaux familiers, les fourmis, les termites... Elle entrait dans la composition de nombreuses préparations phytosanitaires pour l’agriculture professionnelle ou les jardiniers amateurs, de médicaments vétérinaires ou de biocides à usage domestique ou professionnel. Il s’agit d’une substance qui a souvent été associée aux composés néonicotinoïdes du fait de leur toxicité sur les abeilles. Cependant à la différence de la nicotine qui agit sur les récepteurs post-synaptiques de l’acétylcholine, le fipronil appartient à la famille des N-phényl-pyrazoles dont le mécanisme de neurotoxicité passe par l’inhibition réversible du récepteur GABA. Le composé est faiblement soluble dans l’eau, par contre il a une certaine affinité pour les lipides avec un Kow de l’ordre de 3,5 à 4.
Le fipronil a été réévalué en 2004 dans le cadre de la directive 91/414/CEE qui prévoit le réexamen systématique tous les 10 ans de toutes les substances existantes utilisées à des fins phytosanitaires. La France étant le pays rapporteur pour cette substance active.

Pour lire l'article complet du Toxicologue Jean-François NARBONNE : L'AFFAIRE DES ŒUFS CONTAMINÉS AU FIPRONIL