NOS DOSSIERS

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Comme les réserves de gaz naturel conventionnel (méthane…) décroissent inexorablement et pourraient être épuisées dans une soixantaine d’années, l’extraction des huiles et gaz non conventionnels emprisonnés dans du schiste ou hydrocarbures de roche-mère  (roches sédimentaires) ou du charbon apparaît comme une alternative très séduisante pour plusieurs pays (Etats-Unis, Canada, maintenant l’Europe et dans l’avenir la Russie, la Chine,...).
Récemment des analystes économistes américains ont déclaré que les  compagnies pétrogazières, surestiment la productivité et la taille des réserves de gaz de schiste aux États-Unis.
 
The New York Times, 25 Juin 2011.
 
Télécharger le Bilan Toxicologique et Chimique de l'exploitation des gaz de Schiste au format PDF

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L’extraction de gaz naturel par la technique de fracturation hydraulique fait débat depuis quelques mois. Son impact environnemental à divers niveaux : pollution atmosphérique, pollution des nappes phréatiques, appauvrissement des ressources en eau, nuisances sonores, dégradation du paysage, est en effet désastreux.

 

La France serait, avec la Pologne, le pays européen disposant des plus importantes ressources en gaz de schiste.

Actuellement, le gaz naturel extrait par cette technologie correspond à environ 15% de la production de gaz aux États-Unis, soit à 2% environ des besoins énergétiques du pays (source EIA).
Comme l’INERIS le souligne : « l’extraction de gaz de schiste cumule les impacts d’une exploitation gazière classique à ceux spécifiques à cette technologie. Il convient donc de les étudier attentivement avant toute autorisation d’exploiter ».
Ces problèmes particuliers concernent cinq points, listés par l’INERIS :

  • les risques liés au transport, dans les horizons sus/sous-jacents, de produits injectés (eau et additifs chimiques) et/ou la migration du gaz du gisement lors de la fracturation
  • la possibilité de migration du gaz vers les horizons sus-jacents, puis vers la surface, induisant un risque d’inflammation ou d’intoxication
  • la possibilité de mobilisation et de transport des contaminants naturels pouvant être renfermés dans le gisement (métaux, sulfates, chlorures, etc.)
  • l’impact environnemental lié à la densité importante de forages verticaux d’accès au gisement et aux infrastructures de surface (plates-formes, chemins, pipelines, etc.)
  • la problématique de gestion de l’eau impropre récupérée à la surface pendant la phase de fracturation et durant l’extraction du gaz.

 

Dans ce document nous vous proposons un tour d’horizon en détails.

 

Télécharger le document " Hydrocarbures de Roche-mère : vers un nouveau Gasland ! " au format PDF

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Dans un article publié en 2 parties dans la revue Le Courrier de la Nature, André Picot et François Ramade font le point sur les problèmes environnementaux liés aux méthodes d’extraction (Le Courrier de la Nature, p. 25-31. n°283, mai-juin 2014) et sur les aspects sanitaires et socioéconomiques de l’exploitation des hydrocarbures de schiste (Le Courrier de la Nature, p. 32-39. n°284, juillet-août 2014).

 

Les hydrocarbures de schiste : un nouveau pavé dans la mare de la transition énergétique, 1ère partie : problèmes environnementaux liés aux méthodes actuelles d’extraction.

 

André Picot et François Ramade.
Le Courrier de la Nature, pp. 25-31. n°283 (mai-juin 2014).

Télécharger le Courrier Partie 1.

Lien : http://www.snpn.com/spip.php?article2064

 

Les hydrocarbures de schiste : un nouveau pavé dans la mare de la transition énergétique, 2ème partie : aspects sanitaires et contexte socio-économique français.

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L’industrie moderne, qui est née à la fin du 19e siècle, a rapidement utilisé les matières fossiles (pétrole, huiles de schiste et gaz) pour produire de l’énergie et toute sorte de produits consommables, ceci grâce au progrès de l’ingénierie et de la chimie, qui ont permis l’accès à la matière fossile et à sa transformation chimique.

Pour produire de l’énergie, le gaz est l’élément le plus facilement exploitable, surtout du point de vue du transport puisqu’il est liquéfiable. Il existe sous deux formes : le gaz conventionnel (majoritairement formé de Méthane) accessible à partir de poches souterraines hermétiques et le gaz non conventionnel (lui-même constitué surtout de Méthane), distribué de façon diffuse dans différentes couches géologiques.

L’exploitation intensive du gaz conventionnel (le plus facile à obtenir) durant le 20e siècle, a rapidement diminué dans les gisements naturels, surtout depuis les récentes tensions politiques dans les pays producteurs, ce qui rend l’accès à ces pays de plus en plus difficile et onéreux. Les occidentaux ont donc, pour palier à ces difficultés, commencé à utiliser des voies alternatives, comme l’extraction du gaz non conventionnel ou gaz de schiste. Bien que difficilement accessible et à un coût économique à la limite de l’acceptable, les techniques d’extraction utilisées, permettent de produire de l’énergie sur son propre sol. Cette expansion vouée à croître, va certainement aggraver l’équilibre écologique de notre planète, devenu déjà très fragile.
C’est ce dernier point, en analysant précisément la technique d’extraction de ce gaz de schiste, qui nous interpelle et nous interroge sur le fait que nous allons peut-être détériorer notre environnement et ceci à un niveau jamais atteint.
Considérons dans un premier temps les principaux pays producteurs de gaz dans le monde