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Forum NanoRESP

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Mercredi 7 février 2018, 14h-19h

LNE, 1 rue Gaston Boissier, 75015 Paris

Le graphène, nanomatériau du futur ?

Isolé en 2004, un nanomatériau révolutionnaire est en train d’émerger des laboratoires : le graphène, feuillet formé d’une seule épaisseur d’atomes de carbone. Très léger, imperméable, inerte chimiquement, transparent, flexible mais extrêmement résistant et excellent conducteur de chaleur et d’électricité, ses propriétés modulables semblent ouvrir de multiples possibilités dans quasiment tous les secteurs industriels.

A quoi tiennent ces propriétés ? Quelles sont les applications expérimentées ?

Quel est le positionnement de la France et de l’Europe dans ce domaine ?

A-t-on identifié des risques d’utilisation ? Cette séance du Forum NanoRESP fera le point sur le candidat numéro un au titre de « matériau du XXIe siècle » et ses implications technologiques, économiques et sociales.

14h -16h – Propriétés et applications du graphène

Signe du potentiel du graphène, l’Europe a investi un milliard d’euros dans un programme européen consacré à ce nanomatériau, le Graphene Flagship. Les perspectives sont-elles donc si enthousiasmantes ?

1) Introduction au graphène et perspectives

Annick Loiseau, Laboratoire d'Etude des Microstructures (LEM), UMR 104 Onera-Cnrs, Châtillon

2) Comment fonctionnaliser le graphène ?

Stéphane Campidelli, Laboratoire d’Innovation en Chimie des Surfaces et Nanosciences (LICSEN), DRF/IRAMIS/NIMBE (UMR 3685), CEA-Saclay, Gif sur Yvette

3) Quelles applications énergétiques ?

Paolo Bondavalli, Thalès Recherche et Technologie, Unité mixte Thalès-CNRS, Palaiseau

16h – Pause

16h15 -17h15 – Quelles propriétés et impacts biologiques ?

Le développement d’un nouveau nanomatériau devrait prendre en compte tous les impacts potentiels de ses utilisations au cours de son cycle de vie, compte tenu de ses propriétés biologiques. Que sait-on à l’heure actuelle ? Les développements d’applications du graphène prennent-ils en charge leurs « externalités » ?

1) Un feuillet de carbone pour le biomédical, Vincent Bouchiat, Institut Néel, Grenoble

2) Que sait-on de l’écotoxicité du graphène ? Emmanuel Flahaut, CIRIMAT (UMR 5085), Université Paul Sabatier, Toulouse

17h15-18h15 – Discussion, synthèse et propositions

18h15-19h – Networking

Inscription gratuite mais obligatoire. Pour s’inscrire, envoyez un mail à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

top brunchs paris

Dimanche 14 janvier 2018, 10h30.


BRUNCH SCIENTIFIQUE. L’ARSENIC : DU POISON AU MEDICAMENT !


- Espace Saint Michel, 2 rue de Wissous, 91420 Morangis


Dans une ambiance décontractée et conviviale, Nicole Proust (Directeur de recherche honoraire du CNRS, conférencière), vice-présidente de l’ATC, Association, Toxicologie Chimie de Paris et membre du Collectif citoyen Nanotechnologie du Plateau de Saclay présentera la conférence suivante : « L’Arsenic : du poison au médicament. ».
L'Arsenic a une mauvaise réputation, car il fut utilisé par le passé comme poison. Cependant il y a Arsenic et Arsenic. Celui contenu dans la chair des poissons ou des crustacés n'est pas nocif pour les humains, mais il n'en va pas de même pour celui que l'on trouve dans l'eau ou le riz. Un traitement récent à base d'arsenic permet la guérison d'une leucémie particulière, les résultats obtenus sont impressionnants et l'on espère pouvoir l'appliquer à d'autres types de cancers. La toxicité des différents composés d'arsenic ainsi que leur mode d'excrétion seront abordées.

 

Arsenic alimentation risques dangers bonbons gâteaux

A revoir :un petit documentaire sur le nano dioxyde de titane dans l'alimentation réalisé par le Magazine de la Santé  et diffusé le 26 septembre sur France 5.

Nicole PROUST de l'ATC a été interviewée  sur ce sujet par  une journaliste de l'équipe de Marina Carrère d' Encausse et de Michel Cymes. La vidéo ainsi que l'article correspondant sont visibles à l'adresse suivante :

http://www.allodocteurs.fr/alimentation/aliments/des-nanoparticules-cachees-dans-certains-bonbons-et-gateaux-industriels_23306.html

Arsenic alimentation risques dangers riz

André Picot, Julien Narbonne et Nicole Proust de l'Association Toxicologie Chimie ont collaboré avec la journaliste Sarah OULTAF qui a préparé le documentaire "Bien manger : à quel sain se vouer" diffusé sur France 5, le dimanche 15 octobre à 20H35. Sarah a eu l'amabilité de nous citer au générique de son film dans les remerciements.
Cette émission est très intéressante et il y a même quelques recettes!
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Le documentaire introduit le sujet " riz et arsenic". Il présente les galettes de riz que l'on donne à grignoter aux petits et indique l'interdiction faite par un pays nordique afin de mieux protéger la santé des enfants.
Le riz est de plus en plus utilisé dans les produits alimentaires en remplacement des céréales classiques pour éviter le gluten, mais il contient naturellement beaucoup d'arsenic minéral, car de toutes les plantes, c'est celle qui le concentre le plus.
L'arsenic minéral est extrêmement toxique et classé par le CIRC cancérogène avéré pour l'Homme, donc dans le Groupe 1. L'arsenic organo-métalloïdique que l'on trouve dans les produits de la mer comme les poissons, coquillages et crustacés, n'est pas toxique pour les êtres humains.
En conséquence, des études scientifiques, publiées depuis plusieurs années, montrent qu'il est possible d'éliminer par une cuisson adaptée une bonne partie de cet arsenic minéral. Il faut laver le riz avant la cuisson, ensuite le cuire en deux temps dans de grands volumes d'eau, en jetant la première eau de cuisson. Cette méthode est bien loin de celle qui est très souvent utilisée aujourd'hui par les ménages français! A vous de choisir.

Le documentaire est en replay pendant 3 jours encore sur le site pluzz.fr


à l'adresse suivante :
https://www.france.tv/documentaires/societe/287741-le-doc-du-dimanche.html

 

NanoRESP

 

Mercredi 4 octobre 2017, 14h-19h


LNE, 1 rue Gaston Boissier, 75015 Paris



Entrée libre mais inscription obligatoire par mail :


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De nombreux nanoadditifs sont ajoutés aux produits de grande consommation : nanosilices (E551) dans les pneus, les cosmétiques, les dentifrices, les épices ou les soupes…, nanotitane (E171) dans les peintures, les crèmes solaires ou les confiseries, etc. Mais on ignore le plus souvent les avantages qu'ils apportent, et à qui ? De quels types d'avantages parle-t-on : avantages techniques de fabrication, avantages économiques, critères de choix pour les consommateurs (texture, apparence, durabilité, prix...) ? Comment les évalue-t-on ? Sont-ils durables tout au long du cycle de vie du produit ? Pourrait-on se passer de ces nanoadditifs ? Avec quelles alternatives ? Au bilan, certains nanoadditifs sont-ils plus « légitimes » que d'autres ? Les consommateurs sont-ils gagnants ?


Le Forum NanoRESP est un espace de débat impartial où des personnes concernées par les nanoproduits travaillent de bonne foi à co-construire des pratiques responsables. Il permet à des parties prenantes diverses (industriels, associations, chercheurs, pouvoirs publics…) de partager leurs expériences et connaissances en vue de résoudre des points de controverse.



14h-17h30

Les nanoadditifs : quels avantages ? (pause à 16h)


Avec les partages d'expérience et d'informations de fabricants, de distributeurs, d'associations et de scientifiques, et l'appui de Deloitte Développement Durable. Trois grandes séries de questions seront examinées et débattues.

1) Focale sur les nanosilices : comment s'assurer qu'elles sont utiles ?
Comment produit-on les nanosilices : à quoi servent-elles ? Comment analyse-t-on leurs avantages ? Existe-t-il des alternatives ? Quelle est la valeur ajoutée de ces additifs pour les distributeurs ?
Jean-Louis Philippe, Director Marketing Consumer, Health and Nutrition Resource Efficiency Silica chez Evonik, et Véronique Discours-Buhot, The consumer goods Forum (sous réserve)

2) Exemples d'usage de nanoadditifs : comment caractériser leurs avantages au cours du cycle de vie des produits ?
Les nanosilices dans les pneumatiques
Anne-Marie Gibon, Michelin
Les utilisations industrielles de la silice colloïdale
Caroline Madelaine, Merck
Les nano-additifs dans les cosmétiques (sous réserve)

3) Entre avantages, coûts réglementaires, risques, comment choisir (éviter) les additifs ? Points de vue et évolutions des pratiques
Xavier Beauné, Système U (sous réserve)
Nicole Proust, Association chimie toxicologie (ATC)
Esther Kalonji, Responsable scientifique et réglementaire de l'ANIA (sous réserve)



17h30-18h

Synthèse et recommandations



18h-19h

Networking

Pour plus d'informations : www.nanoresp.fr

 

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Bien s’alimenter pendant un traitement contre le cancer permet de mieux le supporter, de renforcer son immunité et de préserver son moral et sa sociabilité. Marie-Chantal CANIVENC-LAVIER et Emeline LAVIER. vous donnent des astuces à suivre au quotidien, des repères sur les aliments à privilégier et les précautions à prendre pour préserver leurs propriétés nutritionnelles.

Pour plus d'informations : communiqué de presse.

Les suites de l'affaire des oeufs contaminés, le professeur Narbonne nous en dit plus :

Oeufs Fipronil Substances Toxiques Alimentation

Comme on pouvait s’y attendre, l’affaire des œufs contaminés par le Fipronil a une suite. Une information donnée le 23 aout par les autorités néerlandaises signale que de l’Amitraze avait été utilisé par «l’ami des poulets » (ChickFriend), le prestataire de services incriminé dans l'affaire du Fipronil.

L'Amitraze est une substance de synthèse à activité acaricide et insecticide de la famille des amidines, utilisée pour le traitement du varroa des abeilles sous forme de « lanières » antiparasitaires. L’Amitraze est aussi autorisé sous forme de collier contre les tiques pour les animaux de compagnie. Depuis 2008 ce produit est totalement interdit dans l'Union Européenne en tant qu’agent phytopharmaceutique c'est à dire en traitement sur des plantes. Il est également proscrit en tant que biocide, en vaporisation dans des étables ou dans des poulaillers et n’est autorisé qu’en tant que médicament vétérinaire pour des indications particulières. Ainsi, comme le Fipronil, cette substance ne devrait donc pas se retrouver dans les aliments gras comme le lait ou les œufs (et les produits dérivés), sa présence indiquant une fraude et rendrant l’aliment non conforme.

Du point de vue de la toxicité de l’Amitraze peut être considéré comme le « cousin » du Fipronil car leurs profils toxicologiques présentent des similitudes et des différences notables.

Ce sont deux composés très solubles dans les graisses, ce qui explique leur présence comme résidus dans les graisses animales en cas de traitement. Cependant l’Amitraze est 10 fois plus liposoluble que le Fipronil (Kow de 5,5 et de 4 respectivement). Pour ce qui concerne le mode d’action, l’Amitraze est un agoniste du récepteur adrénergique alpha (bloquant l’action de l’adrénaline) alors que le Fipronil est un inhibiteur du GABA (blocage de la transmission neuronale).

Cela se traduit par une toxicité aigüe différente, celle du Fipronil étant 4 fois supérieure à celle de l’Amitraze (DL50 par voie orale chez le mammifère de 100 et 400 mg.kg respectivement). Cependant la différence de liposolubilité va inverser la différence pour ce qui concerne la toxicité par contact dermique, l’Amitraze étant alors plus toxique que le Fipronil (DL50 de 1600 et de plus de 2000 mg/kg respectivement). En termes de métabolisation et d’excrétion, l’Amitraze est éliminé de l’organisme 7 fois plus rapidement que le fipronil (T1/2 de l’ordre de 24h et d’une semaine respectivement). Cela reste toutefois beaucoup plus rapide que leur ancêtre le DDT dont la demi-vie était de l’ordre de 5 ans. Les effets aigus sont comparables avec des signes neurologiques et cardiovasculaires mais à long terme, si on note aussi des effets hépato et néphrotoxiques, l’Amitraze présente de effets sur les fonctions de reproduction. Ainsi pour l’Amitraze et le Fipronil, les seuils de sécurité aigus sont proches (ARfD de 0,01 et de 0,009 mg/kg respectivement), les seuils de sécurité long terme sont différents (DJA de 0,003 et de 0,0002 mg/kg respectivement). Pour ce qui concerne la LMR dans le lait et les œufs, elle est de 0,01 mg/kg pour l’Amitraze et de 0,005 mg/kg pour le Fipronil.

Sur le plan de la gestion des conséquences de la fraude dénoncée, les mesures sont les mêmes dans les deux cas. Si le scénario est bien celui d’une utilisation en traitement externe (sanitation des locaux ou des cages ou pulvérisation sur les animaux) de produits « dopés » avec les substances interdites (mais combien efficaces), la forte probabilité est de trouver des traces des substances dans les œufs, à des concentrations inférieures ou dépassant de façon limitée les LMRs. Dans ce cas, la présence éventuelle de résidus dans les produits dérivés est inférieure aux seuils de détection. Dans ce scénario, la non-conformité des produits entraine un retrait des lots suspects identifiés avec les outils de traçabilité. La consommation d’aliments suspects n’entraînant pas de risques pour le consommateur, un rappel n’est pas demandé. Cependant, dans le cas du fipronil, les teneurs rapportées par les œufs « Hollandais » allaient de 3 µg/kg à 1,2 mg/kg. Pour l’agence Belge la valeur maximale n’était que de 0,09 mg/kg. Les valeurs correspondantes à la base de la fourchette (de l’ordre du µg ou de quelques dizaines de µg/kg) sont cohérentes avec l’usage frauduleux rapporté par les autorités, ainsi qu’avec les résultats des études expérimentales de transferts réalisées au cours des évaluations règlementaires. Par contre, les valeurs extrêmes supérieures au mg/kg ne peuvent s’expliquer par l’usage frauduleux généralement proposé. Dans ce cas on peut avoir une contamination significative des produits dérivés et un scénario crédible d’usage « criminel » doit alors nous être donné par les autorités en charge des enquêtes.

Interview Acteur Formation Professionnelle Substances Toxiques ATC Association Toxicologie Chimie Paris

Interview de Fabien Foixet un acteur de la gestion du risque chimique

“Je me suis formé sur les substances toxiques pour développer un outil de gestion de produits chimiques ” Fabien Foixet, un acteur de la gestion du risque chimique. #ATCParis #Expérience #Témoignage #QuarksSafety

http://bit.ly/2voWx1T